L'Observatoire du Leadership

11 octobre 2018
de L'OdL
Un commentaire

Le Râmâyana, une Bible du leadership

Comment l’épopée plusieurs fois millénaire du Râmâyana peut-elle répondre aux questions que se posent de futurs leaders en ce XXIème siècle ? La question interpelle nos esprits cartésiens. Il en va autrement en Inde. Toutes les Business Schools du sous-continent enseignent le Râmâyana, source intarissable d’inspiration, véritable bible à destination des futurs leaders.

Commençons par résumer le Râmâyana[1], une épopée qui occupe une place importante dans la culture indienne. Ce poème sanscrit issu de la littérature védique, et dont les personnages sont des rois, des maîtres spirituels, des incarnations de divinités, des animaux et des démons, est régulièrement mis en scène dans le moindre village indien, offrant à tous, y compris ceux qui ne savent pas lire, de baigner régulièrement dans l’atmosphère inspirante de cette histoire à nulle autre pareille. Les mondes des dieux, des humains et des démons y sont inextricablement mêlés. Tous les indiens connaissent la trame de l’histoire illustrant la personnalité extraordinaire du prince Râma. Fils du roi Dasharath et de la reine Kaushalya, Râma est né dans la dynastie solaire de la lignée d’Ikshvâku. Appelé à succéder à son père sur le trône de la cité d’Ayodhya, le sort en décidera autrement. Littéralement parlant, le Râmâyana est l’histoire d’un prince déchu qui reconquiert son royaume après avoir sauvé son épouse des mains de Râvana, le roi des démons qui l’avait enlevée. Tout au long de ce récit, Râma accomplit de grands exploits en éliminant la négativité et en rétablissant l’état d’ordre et de perfection dans le monde. Beaucoup d’indiens considèrent ce texte comme une source inépuisable d’inspiration à lire et à relire sans fin. A ce titre, le Râmâyana est un véritable livre de développement personnel[2], une bible du leadership.

Page après page, il n’est question que de valeurs idéales incarnées par différents personnages, Râma, son épouse Sita, son cadet Lakshmana et le singe Hanuman occupant le devant de la scène face au démon Râvana. La dévotion réciproque de Râma et de son épouse Sita incarne l’idéal de la relation de couple. Les qualités d’amour et d’attention dans les relations entre parents et enfants sont également mises en lumière. La dévotion profonde de Hanuman envers le prince Râma illustre quant à elle la dévotion au divin et au maître spirituel. Lorsque Sita est enlevée par Râvana, le grand aigle Jatâyu s’interpose, ne reculant pas devant le sacrifice de sa propre vie. Ainsi, un large éventail de situations et d’influences sont contées, intégrant à la fois l’influence lointaine des planètes, les effets du « karma » et la force fondamentale de l’évolution qui pousse à progresser.

Dans nos sociétés modernes, de telles valeurs interpellent. Exemple révélateur à la base de l’intrigue : le respect de la parole donnée est un précepte dont tout leader devrait s’inspirer. Râma accepte l’exil afin que la parole donnée par son père à sa troisième épouse ne soit pas mise en défaut. Valeur après valeur, le Râmâyana remplit admirablement sa mission en tant que livre de développement personnel. Le prince Râma y déploie les qualités du dirigeant idéal, confronté au démon Râvana, un leader sous l’emprise aveugle de la passion, enclin à prendre de mauvaises décisions. En termes modernes, Râvana est atteint du syndrome d’Hubris [3]. L’affrontement entre Râma et Râvana illustre la bataille pour le contrôle de l’action qui met en jeu deux impulsions opposées, l’impulsion de la passion et l’impulsion du devoir que les indiens appellent Dharma. Incarnée par Râvana, l’impulsion de la passion se traduit par un manque de discrimination alors que l’impulsion du Dharma repose sur une évaluation empreinte de sagesse du but de l’action. Râma incarne cette impulsion qui n’est autre que la voie de la droiture et de la vertu. Comme le ferait n’importe quel dirigeant éclairé, tout au long de cette épopée, Râma inspire et dirige l’action de la bataille contre Râvana en apportant soutiens et conseils à tous les combattants engagés sur le champ de bataille.

L’histoire ne s’arrête pas à ces deux figures emblématiques. Les récits d’avatars, de rois, de Rishis[4], de Dévatas[5] et de Rakshasas[6] comportent également des enseignements applicables au monde de l’entreprise. Valeurs et comportement idéaux y côtoient complots entre familles et batailles impliquant de nombreuses espèces d’êtres. Autre point remarquable, le récit accorde une grande importance à la direction de l’Est, considérée comme une divinité à part entière. Tous les personnages du Râmâyana se tournent vers l’Est pour toute action majeure, y compris pour méditer. La science moderne admet depuis peu que les neurones communiquent différemment selon la direction que nous regardons[7]. Le cerveau fonctionne parfaitement dans la direction de l’est, y compris lorsque la personne se trouve dans un bâtiment. En revanche, d’autres études[8] montrent que le cerveau est perturbé dans un bâtiment mal orienté, entrainant des troubles physiologiques, psychologiques et comportementaux.

Imprégnant l’ensemble du récit, l’expérience de la transcendance par la méditation favorise le développement de Râma en termes de personnalité et de leadership. Les recherches scientifiques montrent que l’expérience de la transcendance par la pratique de la méditation transcendantale développe les qualités idéales incarnées par le prince d’Ayodhya : honnêteté, compassion, intelligence, capacité à prendre de bonnes décisions, sens moral, créativité, conscience de soi, etc. Ce développement de la personnalité a été montré au cours des années 70 grâce aux tests du Personal Orientation Inventory[9] et du Northridge Development Scale[10]. Le thème de l’adaptation conjugale dans le cadre du mariage a également fait l’objet de recherches. Conduite par Elaine et Arthur Aron, l’une d’entre elles a été publiée dans la revue Psychological Reports[11].  Dix-sept femmes mariées ayant appris la méditation transcendantale ont été comparées à dix-sept femmes ne pratiquant aucune technique. Ces femmes ont été appariées en fonction de la durée de leur mariage, de leur âge et de leur quartier de résidence. Aucune ne savait pas que l’étude était  en rapport avec la pratique de la méditation transcendantale, ni qu’elles avaient été contactées parce qu’elles méditaient. Résultat ? Les femmes du groupe pratiquant la méditation transcendantale jouissaient d’une plus grande satisfaction conjugale par rapport à celles du groupe de contrôle. En outre, la satisfaction était plus marquée lorsque la pratique était régulière. La méditation transcendantale aide ainsi à prévenir la discorde conjugale tout en développant les plus hautes qualités du leadership.

Au travers de multiples situations, le Râmâyana enseigne les différentes étapes sur la voie du management, une sorte d’histoire du développement de la conscience grâce à la pratique de la méditation. La neuroplasticité du cerveau en fait un instrument dont on peut constamment améliorer le fonctionnement.

Le Râmâyana est à découvrir par tous ceux qui veulent comprendre pourquoi de nombreux managers imprégnés de cette tradition ont pris les rênes de nombreuses entreprises américaines.

 

Article de Jo Cohen, paru dans Forbes Magazine, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

 


Notes

 

[1]                              L’épopée du Râmâyana est rapportée en vers écrits en sanscrit par Valmiki, un brigand qui détroussa un jour deux sages qui changèrent le cours de sa vie et en firent un sage. Il existe des traductions plus ou moins complètes de ce long texte dans toutes les langues. En Français, la plus complète est publiée chez Gallimard. On trouve une version courte aux Editions Dervy. La plus courante est « Le Râmâyana conté selon la tradition orale » publié chez Albin Michel dans la collection Spiritualités Vivantes.

[2]                              Cette catégorie de livres connaît un développement explosif tant l’homme moderne a besoin d’inspiration dans sa vie quotidienne. Chiffre révélateur de cette soif de valeurs : la vente de livres de développement personnel génère plus de 10 milliards de profits chaque année aux seuls Etats-Unis !

[3]                              Voir à ce sujet https://www.forbes.fr/management/syndrome-dhubris-prevenir-cette-maladie-avec-la-meditation-transcendantale/

[4]                              Les Rishis sont des êtres humains évolués en termes de conscience.

[5]                              Les Dévatas sont des êtres divins incarnant certaines lois de la nature.

[6]                              Les Rakshasas sont des démons.

[7]                              Reference: Progress in Neurobiology 13 (1979): 419-439; Journal of Neuroscience 15 (1995): 6280-6290; and Processing the Head Direction Cell Signal: A Review and Commentary’, Brain Research Bulletin 40 (1996): 477-486.

[8]                              Elles sont publiées dans la revue scientifique Journal of Social Behaviour and Personality.

[9]                              Etude de Larry Hjelle : « Trenscendantal meditation and psychological health », Université de Californie.

[10]                             Etude de Ferguson et Gowan, Université de Californie.

[11]                             Psychological Reports, Volume 51, Numéro, pp 887-890

 


 

28 juillet 2018
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Ne pas confondre MT et mindfulness !

Il est incorrect de croire que toutes les méthodes de méditation se valent. Les procédures de chaque méthode diffèrent et ce de façon importante. Certains systèmes demandent une approche philosophique ou religieuse ou bien encore une croyance. Certaines procédures font appel à des mécanismes de contrôle de l’esprit, de concentration, ou bien de contemplation. Elles peuvent utiliser la raison, le sentiment, la visualisation, la conscience du corps, etc.
Comprendre ces différences est essentiel…

La confusion entre différentes méthodes par l’utilisation générique du mot « méditation » peut jouer des tours. Récemment par exemple, le New York Times a publié un article laissant entendre que « la méditation » nuit à la motivation, sans préciser dans le titre que l’étude en question concerne le mindfulness, ou « méditation de pleine conscience » en français, très différente de la technique de Méditation Transcendantale (MT).

Le Dr. Orme-Johnson, pionnier de la recherche scientifique sur la méditation explique plus bas pourquoi une telle affirmation ne peut s’appliquer à la MT.

Les chercheurs Kathleen D. Vohs et Andrew C. Hafenbrack ont mené cinq études, impliquant des centaines de personnes, sur la « méditation de pleine conscience » (appelée ci-après mindfulness) en milieu professionnel. Leur conclusion, à paraître sous le titre « Le mindfulness affaiblit la motivation au travail mais pas la performance » dans la revue scientifique Organizational Behavior and Human Decision Processes, est que le mindfulness (tiré du bouddhisme) nuit à la motivation au travail. Ils déduisent de leurs tests pratiques qu’il est contre-productif d’enseigner cette forme de méditation dans les entreprises, même si les exercices d’observation et d’acceptation des situations propres à cette pratique ne diminuent pas la perfomance et peuvent être utiles dans d’autres contextes.

Il ne nous appartient pas de juger la validité des conclusions de ces scientifiques quant au mindfulness, que nous respectons, mais pour nous autres instructeurs de Méditation Transcendantale, un article laissant penser que la méditation en général n’a pas sa place dans les entreprises est hautement trompeur. Il s’agit en effet d’une observation sur une méthode toute autre que la MT, dont la pratique et les effets sont fort différents. C’est en effet l’expérience de toute personne pratiquant régulièrement la MT que cette pratique énergise, rend l’esprit plus clair et créatif et motive à progresser et à accomplir, quels que soient les domaines d’intérêt.

La réponse du spécialiste

Le Dr David Orme-Johnson, chercheur en psychologie, étudie scientifiquement la méditation et plus particulièrement la MT depuis près de 50 ans. Publications scientifiques à l’appui, il réagit en 8 points — correspondant à 8 publications scientifiques — à l’article du New York Times et sa généralisation erronée quant à l’impact de la méditation :

« L’article intitulé “Hey Boss, You Don’t Want Your Employees to Meditate” [Hé patron, n’encouragez pas vos employés à méditer by Kathleen D. Vohs and Andrew C. Hafenbrack concerne le mindfulness et ne s’applique pas à la technique de Méditation Transcendantale (MT). Nous applaudissons Vohs et Hafenbrack pour avoir mené une étude attentive dans un contexte pratique, mais les conclusions de l’étude que le mindfulness réduit la motivation et n’améliore pas les performances ne s’appliquent pas à la MT.  La MT est une procédure complètement différente du mindfulness et a des effets différents sur le cerveau et les processus cognitifs.

  1. La MT crée une profonde relaxation, mais contrairement à la sieste ordinaire qui ramollit, elle augmente la cohérence du cerveau et l’éveil au repos, qui sont associés avec davantage de créativité, d’intelligence et de motivation.
  2. De plus, il a été observé que la MT accroît le style de fonctionnement intégré du cerveau observé chez les managers de haut niveau.
  3. & 4. Sur une période de 6 mois à une année, il y a des améliorations cumulatives dans le temps de décision du cerveau, l’aptitude à se concentrer et à surmonter les distractions, et des améliorations dans l’intelligence émotionnelle  ainsi que la créativité et l’intelligence fluide.
  1. Les enfants qui pratiquent la MT à l’école gagnent régulièrement des prix au niveau régional, national ou international dans des compétions comme Destination Imagination.
  2. Dans les affaires et l’industrie, la MT augmente l’efficacité des employés, améliore le travail et les relations interpersonnelles, et augmente les comportements liés au leadership.
  3. & 8. De nombreux professionnels à Wall Street trouvent que la MT est hautement bénéfique. La MT ne doit pas être confondue avec le mindfulness. »

Références scientifiques correspondant aux 8 points ci-dessus :

  1. F. T. Travis, Shear J. « Focused attention, open monitoring and automatic self-transcending: Categories to organize meditations from Vedic, Buddhist and Chinese traditions. » Consciousness and Cognition 19, no. 4 (2010): 1110-1118.
    2. D. W. Orme-Johnson, Haynes C. T. « EEG phase coherence, pure consciousness, creativity and TM-Sidhi experiences. » International Journal of Neuroscience 13 (1981): 211-217.
    3. H. Harung, Travis F. T., Blank W., Heaton D. « Higher development, brain integration, and excellence in leadership. » Management Decision 47, no. 6 (2009): 872-894.
    4. F. T. Travis, Haaga D., Hagelin J. S., et al. « Effects of Transcendental Meditation practice on brain functioning and stress reactivity in college students. » International Journal of Psychophysiology 71, no. 2 (2009): 170-176.
    5. K. T. So, Orme-Johnson D. W. « Three randomized experiments on the holistic longitudinal effects of the Transcendental Meditation technique on cognition. » Intelligence 29, no. 5 (2001): 419-440.
    6. A. Deans. A Record of Excellence: the remarkable success of Maharishi School of the Age of Enlightenment. Fairfield, Iowa: Maharishi University of Management Press, 2005.
    7. C. N. Alexander, Swanson G. C., Rainforth M. V., et al. « Effects of the Transcendental Meditation program on stress reduction, health, and employee development: A prospective study in two occupational settings. » Anxiety, Stress and Coping: An International Journal 6 (1993): 245-262.
    8. B. McCollum. « Leadership development and self development: an empirical study. » Career Development International 4, no. 3 (1999): 149-154.

Article provenant du blog de Philippe Mercanton


Pour aller plus loin

Article Forbes Magazine

12 juillet 2018
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Symposium Ayurvéda à Paris

Week-end Ayurvéda 8 et 9 septembre 2018 à Paris

https://www.ayurvedasymposiumparis.com/
https://www.weezevent.com/symposium-sur-l-ayurveda

Le Symposium sur l’Ayurvéda qui se tiendra à cette date à l’Espace Moncassin (164 rue Javel, Paris XVème arrondissement) est organisé par l’Association pour la Santé Fondée sur la Conscience en collaboration avec l’Observatoire du Leadership.

Il s’adresse à tous les publics francophones à la recherche d’un système de santé orienté vers la prévention, tel que l’Ayurvéda, une tradition issue de l’Inde ancienne et reconnue en tant que système complet de médecine par l’Organisation mondiale de la santé.

Cette approche de la santé a séduit de nombreux médias français qui se sont emparés du thème de l’Ayurvéda. Des magazines féminins comme le Figaro Madame, Cosmopolitan, etc., des hebdomadaires comme l’Express, le Point, etc. et même des magazines économiques comme Les Echos ou Forbes Magazine traitent régulièrement de ce sujet. De nombreux sites internet dédiés aux médecines alternatives en ont fait aussi le cœur de leur propos. Cet intérêt du grand public a aidé au développement d’une communauté de praticiens français offrant des services de massage, de conseils nutritionnels, voire une approche spécialisée ciblant, par exemple, les femmes enceintes.

À une époque où le stress se répand partout dans la société, les français sont de plus en plus attirés par la sagesse de cette science plusieurs fois millénaire et que confirment les recherches scientifiques, notamment celles des neurosciences.

Cependant, la vision actuelle de l’Ayurvéda reste trop souvent restrictive. C’est pour cette raison qu’un symposium traitant le sujet dans sa globalité s’imposait, un défi que relève l’Association pour la Santé Fondée sur la Conscience en collaboration avec l’Observatoire du Leadership. Ce projet donnant la priorité à l’Ayurvéda Maharishi est porté par la France, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg.

Peu de gens savent que l’Ayurvéda a failli disparaître suite aux nombreuses invasions de l’Inde. Dès le milieu des années 70, conscient de  cette situation dramatique, le sage indien Maharishi Mahesh Yogi a réuni les meilleurs spécialistes afin de restaurer l’Ayurvéda dans sa dimension holistique, remettant la conscience comme le fondement ultime de cette approche de santé. L’Ayurvéda Maharishi a ainsi largement contribué au  renouveau d’une connaissance qui a fait depuis l’objet de nombreuses recherches dans les  laboratoires d’universités de tout premier plan dans le monde.

Le symposium est piloté par un comité scientifique constitué de médecins et de pharmaciens diplômés.

Consultez le programme de ces deux journées.


28 juin 2018
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Prévenir le syndrome d’Hubris avec la MT

Le pouvoir rend fou dit le dicton populaire. Cette véritable maladie, appelée aussi syndrome d’Hubris, n’épargne aucun secteur de la société, la politique, le sport, les affaires, etc. La méditation transcendantale permet de prévenir ce syndrome qui modifie la personnalité ainsi que le fonctionnement du cerveau.

Qu’il soit dans la politique, le sport ou les affaires, tout leader est menacé par la « maladie du pouvoir », alias syndrome d’Hubris[1]. Les travaux de l’américain Dacher Keltner[2], professeur de psychologie à l’UC Berkeley montrent que les personnes occupant des positions élevées peuvent agir de façon plus impulsive, qu’elles sont moins conscientes des risques encourus et surtout qu’elles sont moins capables de voir les choses du point de vue d’autrui, autant de traits caractéristiques de personnes ayant subi une lésion cérébrale traumatique. D’autres traits de personnalité accompagnent cette maladie comme la perte du sens des réalités, une confiance en soi excessive et un profond mépris des autres. Dans les cas extrêmes, ces mêmes personnes peuvent faire preuve de cruauté, ce que la sagesse populaire résume par la formule « le pouvoir rend fou ». Pour le moins, le pouvoir absolu et incontrôlé a un réel effet enivrant et addictif. D’autres travaux conduits en 2006 par le psychologue Adam Galinsky, professeur au département Management de la Columbia Business School (New York) confirment que les personnes qui se considèrent comme puissantes ont trois fois plus de mal à se mettre à la place d’autrui. Bien ou mal, certains considèrent qu’avoir moins d’empathie pour un leader est un avantage quand il faut prendre des décisions difficiles comme des licenciements en masse.

Alors que les précédents travaux reposent sur des analyses du comportement, le neuroscientifique Sukhvinder Obhi, chercheur à l’Université canadienne de McMaster[3], spécialiste la technologie de stimulation magnétique transcrânienne (TMS), a le premier décrit les transformations du cerveau de leaders atteints de ce syndrome. Il montre que le pouvoir impacte la zone du cerveau où se situent les neurones miroirs. De quoi s’agit-il exactement? Découverts au début des années 1990 par le médecin et biologiste italien Giacomo Rizzolatti[4], les neurones miroirs sont une catégorie de neurones qui s’activent aussi bien lorsqu’un individu exécute une action que lorsqu’il observe un autre individu exécuter cette même action. Ces neurones, localisés dans l’aire de Broca et dans le cortex pariétal inférieur, interviennent par exemple dans la propagation communicative du bâillement. Ils interviennent aussi dans l’apprentissage par imitation ainsi que dans le processus de l’empathie. Le professeur indien Vilayanur Ramachandran, autorité dans la neurologie comportementale, les appelle aussi “neurones empathiques”. Des travaux approfondis montrent que dans les entreprises les subalternes tendent à imiter de manière inconsciente les expressions et le langage corporel de leurs supérieurs alors que ces derniers arrêtent d’imiter quiconque, comportement révélateur d’un déficit d’empathie.

syndrome d'Hubris

Effet miroir en action


L’impact du pouvoir en termes biochimiques a également fait l’objet d’études. Elles font apparaître que la dopamine, l’hormone du plaisir, sécrétée par la récompense du pouvoir crée un effet addictif aussi puissant que n’importe quelle drogue, cocaïne, nicotine ou amphétamine. On sait par ailleurs que la dopamine détruit la sérotonine, l’hormone de la sérénité. Comme avec toute drogue, la dopamine pousse le leader à rechercher des expériences renforçant la production de dopamine : réussites, consommation de nourritures et boissons sucrées, alcools, etc. Véritable cercle vicieux, la libération de dopamine crée un besoin irrépressible de dopamine. À des niveaux élevés, le leader se croit investi un d’un destin personnel, il ressent des « préoccupations cosmiques ou religieuses » ainsi qu’un détachement émotionnel conduisant à la cruauté, à l’obsession de réaliser ses objectifs et de réussir coûte que coûte de nouvelles conquêtes. Les dictateurs sont susceptibles de se manifester dans les situations où les freins et les contrepoids ne sont pas présents ou consolidés. Néron, Hitler, Staline ou même Napoléon souffraient jusqu’à un certain degré de tels désordres.

syndrome d'Hubris

Indra Noyi, CEO de PepsiCo

D’où la question : n’y a-t-il rien à faire face à la maladie du pouvoir ? Le bon sens commande d’arrêter de se sentir puissant. Plus facile à dire qu’à faire, ce conseil oublie que le pouvoir n’est pas un poste, mais un état mental. Une étude réalisée par Raghavendra Rau, professeur à l’Université de Cambridge et publiée dans The Journal of Finance a révélé que les CEO qui avaient vécu une catastrophe naturelle avec décès de proches avaient beaucoup moins de risques de contracter le syndrome d’Hubris que les autres. L’indienne Indra Nooyi, CEO de PepsiCo, raconte que le jour où elle a été nommée à ce poste, elle est rentrée chez elle pétrie d’importance lorsque sa mère lui a demandé de laisser ce fichu fardeau au garage avant d’entrer. Ce simple rappel de la nécessité de garder les pieds sur terre fonctionne plus ou moins. Clémentine, la femme de Winston Churchill a rempli ce même rôle, rapporte le livre[5] de Lord David Owen, neurologue britannique devenu secrétaire aux affaires étrangères avant de devenir baron. Avec l’aide de la Royal Society of Medicine, il fonde Daedalus Trust, une organisation dédiée à l’étude et la prévention de l’orgueil.

syndrome d'Hubris

Augmentation de la sérotonine pendant la méditation transcendantale

La méditation transcendantale est plus efficace pour prévenir les dérives associées à l’exercice du pouvoir. Comment ? Tout d’abord en augmentant la production de sérotonine, l’antidote de la dopamine. Publiée dans The Journal of Neural Transmission en 1976, une étude montre que la pratique de cette technique augmente la production de sérotonine, l’hormone de la sérénité et du bonheur. Le déficit en sérotonine – très courant dans nos sociétés addictes à la dopamine – est fortement corrélé à des maladies telles que la dépression, la migraine, l’insomnie, la maladie d’Alzheimer, la colère, les addictions, les troubles de l’alimentation, etc. L’expérience de la transcendance pendant la pratique active le pouvoir naturel d’auto-guérison du corps et permet au cerveau de fonctionner normalement. La production de sérotonine se poursuit en dehors de la méditation.

syndrome d'Hubris

Développement de l’intelligence émotionnelle

L’autre effet préventif de la méditation transcendantale provient du développement de l’intelligence émotionnelle ainsi que le montre l’étude conduite par le professeur de psychologie David Orme Johnson et son collègue Kam-Tim So. Réalisée à la fin des années 1990 – soit avant la formalisation du concept de l’intelligence émotionnelle – elle intègre dans le Constructive Thinking Inventory ses principaux  paramètres, notamment celui de l’empathie. David Bishop, ancien CEO de Sony Pictures aux Etats-Unis témoigne en ce sens : « La pratique de la méditation transcendantale développe l’intelligence émotionnelle, essentielle pour les CEO ». Faisant ainsi barrage aux dérives du pouvoir, cette technique de méditation développe les qualités d’un leadership au service de l’entreprise et de ses employés.

Notes

[1] Voir à ce sujet l’article d’Audrey Chabal dans Forbes : https://www.forbes.fr/management/quand-le-pouvoir-produit-des-arrogants-et-narcissiques/

[2] Dacher Keltner dirige le Berkeley Social Interaction Lab de l’Université de Californie. Il a conduit ses travaux pendant plus de deux décennies.

[3] La McMaster University est située à Hamilton, dans l’Ontario (Canada).

[4] Médecin et biologiste, Giacomo Rizzolatti est professeur de physiologie à l’Université de Parme. Il est à l’origine de nombreuses découvertes en neuroscience intégrative. Il a été élu ‘associé étranger’ de l’Académie des sciences en France.

[5]  « In Sickness and in Power »


Article de Jo Cohen, paru dans Forbes Magazine, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

10 juin 2018
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Le pouvoir du leader

Leadership et pouvoir

La position particulière du dirigeant
Le dirigeant occupe une position unique de pouvoir qui peut l’éloigner de ses employés, le plonger dans la solitude : « un leader, à son tour, devra pouvoir assumer de prendre des décisions impopulaires et devra assumer la critique, la distance, l’incompréhension de son entourage : la “solitude du chef’. » (Lenhardt V. (1992) Les responsables porteurs de sens p145)

C’est souvent en ayant recours au coaching que le dirigeant peut se permettre de briser cette solitude.
A travers mes voyages j’ai pu croiser toutes sortes de personnes et bien sûr aussi des personnes de pouvoir. Une telle rencontre est marquante et ne laisse pas indifférent. Comme quand on s’approche d’un champ magnétique important, il y a une réaction forte d’attraction ou de répulsion qui opère, et rarement de la neutralité. Ma rencontre avec des hommes de pouvoir laisse entrevoir une problématique qui leur est spécifique : le désir d’avoir la maîtrise sur l’autre, soit par un rapport de forces, soit par une attitude de mentor, quelquefois une attitude paternaliste. L’autorité et la séduction sont des armes pour celui qui veut prendre le contrôle.
Pour développer mon autonomie, j’ai dû exercer mon esprit critique, garder mon jugement, mes valeurs en face de personnalités qui agissent avec un magnétisme fort et polarisent les personnes qui gravitent autour d’elles.
Il faut exercer un contre pouvoir, et développer une force intérieure pour assumer de tels défis. Et cela ne s’apprend pas dans les salles de cours mais en situation. C’est ce qui me permet d’actualiser une telle expérience dans le domaine du coaching de dirigeants.

Quelles peuvent être les réactions du coach face à une personne qui vit au quotidien cette problématique du pouvoir ?

Les signes physiques du pouvoir
Le pouvoir du dirigeant c’est sa puissance : il dicte les lois et les fait appliquer.
On parle souvent du feu du pouvoir. Les exemples historiques ont montré que cet exercice du pouvoir n’est pas neutre. « Le pouvoir tend à corrompre et le pouvoir absolu corrompt absolument. » (John Emerich Dalberg, Lord Acton)

Le pouvoir du dirigeant lui permet de contrôler l’environnement et plus particulièrement l’autre à travers cet environnement, notamment au travers de règlements. De façon ultime, le pouvoir permet de s’emparer des représentations d’autrui et aussi d’influer sur son comportement.
L’exercice du pouvoir change la personne et les modifications relevées sont « aussi bien physiologiques (production de neuromédiateurs ayant un effet tonique et un effet euphorisant, lesquels créent une accoutumance) que cognitives (construction d’une pseudo réalité conforme au désir : image de soi déformée, attributions causales égocentriques, sentiment de perte de contact avec le réel). » (Moral M. et Angel P. (2006) Coaching Outils et pratiques, Éditions Armand Colin, France, p125)

On a trouvé « des effets psychotropes du pouvoir : désinhibant, anxiolytique aphrodisiaque. » (Bernicard H. (2004), Psychanalyste, Intervention au colloque JERC d’Aurillac « Les enjeux Invisibles du pouvoir)

De plus, le dirigeant bénéficie d’un pouvoir dont le coach dans son accompagnement ne dispose pas. Il est tout puissant par rapport à son entreprise. Il peut décider d’en sacrifier une partie pour la maintenir en vie. Il peut décider de licencier une personne gênante et se servir d’un coaching tripartite pour s’en débarrasser. Le coach s’il n’exerce pas de vigilance peut se retrouver ainsi instrumentalisé.

La question du pouvoir sur l’autre ou pour l’autre prend une plus grande dimension car avec la puissance du dirigeant les enjeux peuvent être importants en moyens financiers, en influence sur les hommes, et cela peut affecter la posture du coach. Le coach se présente comme une personne ressource pour le dirigeant accompagné. Mais en dehors du coaching le dirigeant peut devenir une personne ressource pour lui, le favoriser professionnellement, lui ouvrir des portes, le recommander dans un milieu professionnel plus favorable.

Cette situation peut soulever des problèmes d’ordre déontologique et éthique. Le pouvoir du dirigeant peut provoquer un contre-transfert, avec de l’envie ou une admiration chez le coach, et ceci peut influer sur sa neutralité. D’où le dilemme dans l’intervention de satisfaire et d’éviter de déplaire.
Enfin le coach qui se prévaut d’une spécialité dans la relation à l’humain, peut se retrouver en compétition avec son client dans ce même domaine. Le dirigeant peut également faire preuve d’une compétence dans la relation à l’humain qui a été acquise par l’expérience du pouvoir.

La question est donc pour le coach de dirigeant de voir jusqu’où il s’est penché sur cette problématique du pouvoir et s’il peut mener à bien son accompagnement dans une distanciation appropriée.

Où le coach en est-il dans son rapport au pouvoir ?

A-t-il un sentiment d’aise, d’envie, de regret, ou de rejet ? Ressent-il de l’admiration, de la fascination, ou au contraire de la gêne, du dégoût ?
Les valeurs développées par le dirigeant choquent-elles les valeurs du coach ? Ou bien y font-elles écho et les amplifient-elles ?
Y a-t-il une réaction de polarité, « une admiration ou une soumission excessive chez le coach qui ne sait plus travailler que dans la séduction, voire la flatterie ? » ( Moral M. et Angel P. (2006) Coaching Outils et pratiques, Éditions Armand Colin, France, p127)

Les signes psychologiques du pouvoir
Nous allons maintenant aborder la face obscure du pouvoir : ses effets psychiques.
A travers les relations de travail, l’entreprise est le lieu où s’exerce le pouvoir entre personnes « le lieu de phénomènes touchant au pouvoir, aux affects, à l’imaginaire, au symbolique et à l’inconscient. » (Brunner R.(2009), Psychanalyse des passions dans l’entreprise, Eyrolles, p89)

En psychanalyse le pouvoir correspond au phallus : « ce n’est pas le pénis, c’est le signifiant de l’objet du désir. » (Brunner R.(2009), Psychanalyse des passions dans l’entreprise, Eyrolles, p62)

Il y a un effet addictif à l’exercice du pouvoir.

« La dominodépendance s’exerce dans trois grands registres, alternatifs, c’est-à-dire qu’il suffit d’un seul pour mettre sur la piste de l’homme de pouvoir :
–            Domino-manie : la quête effrénée et incessante du pouvoir
–            Domino-pathic : la folie des grandeurs
–           Domino-étayage : l’homme de pouvoir a besoin qu’on lui objecte. »(Bernicard H. (2004), Psychanalyste, Intervention au colloque JERC d’Aurillac « Les enjeux Invisibles du pouvoir)

Tout ceci peut conduire à une addiction, caractérisée par des troubles de l’humeur en cas de sevrage. Si le pouvoir est perdu, alors le moi est perdu, le phallus est perdu.
L’approche psychanalytique peut nous aider à répondre à certaines questions sous- jacentes à la problématique du pouvoir comme : faut-il être pervers ou machiavélique pour devenir un dirigeant ? « le pervers n’est-il pas le plus efficace dans l’art de manager, de diriger et de commander les hommes ? » (Brunner R.(2009), Psychanalyse des passions dans l’entreprise, Eyrolles, p129)

L’usage du pouvoir se manifeste dans le cadre de l’entreprise de façons différentes suivant les structures psychiques : « dans le rapport à la Loi c’est la valeur de l’humain. L’hystérique demande à être aimé. L’obsessionnel veut réaliser son œuvre. Le narcissique veut remplir son vide. Le paranoïaque utilise le pouvoir pour dire la vérité. Enfin le machiavélique est hors de toute structure et pose le pouvoir en termes techniques. » (Brunner R.(2010) Séminaire « Approches psychopathologiques du coaching », 3 mai 2010)

Pour le coach il faudra composer avec les personnalités de chacun et trouver le juste équilibre : « la “rationalité” de l’organisation, c’est l’art de pouvoir composer avec les “folies” personnelles (motivation ou désintérêt, amour et haine) comme sociales (absentéisme, moindre zèle, grèves, etc.). » ( Brunner R.(2009), Psychanalyse des passions dans l’entreprise, Eyrolles, p10)

Extrait du mémoire « Le pouvoir du coaching » Yves Pace.


28 mai 2018
de L'OdL
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Séminaire Leadership et Neurosciences

La journée « Leadership & Neurosciences » organisée à Paris le 26 mai a été particulièrement appréciée des participants. En voici un rapide aperçu. (télécharger le programme).
Intervenants Jo Cohen et Yves Pace.

L’Observatoire du Leadership a pour but de faire connaître les recherches les plus avancées en neurosciences appliquées au leadership et au management, ainsi que celles menées sur les traditions ancestrales qui ont accumulé connaissance et savoirs, remis au goût du jour.


LEADERSHIP

La matinée a été consacrée au Leadership, aux neurosciences et aux techniques de méditation.

Le thème central du leadership a été présenté et approfondi avec les études publiées récemment.
Les participants se sont prêtés au jeu de l’autoévaluation et ont rempli le test LPI (Leadership Practice Inventory) qui sert de base à une évaluation à 360 degrés. Puis l’interaction leur a permis de mieux cerner les situations professionnelles autour des 5 thèmes que le leader est à même de développer :

  1. MONTRE LA VOIE
  2. INSPIRE UNE VISION COMMUNE
  3. CHALLENGE LE STATU QUO
  4. POUSSE A L’ACTION
  5. DÉVELOPPE L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE

Voici quelques éléments de conclusion :

le leadership ne s’apprend pas dans les écoles de management. C’est une façon d’être, l’expression directe de la personnalité.

Le bon leader est porteur d’une vision. Il inspire son personnel et communique avec lui de manière naturelle. Les qualités du leader qui vont compter de plus en plus dans le futur sont la créativité et l’intelligence émotionnelle.


Comment développer ces qualités ?
Une étude McKinsey estimait en 2014 que tous les programmes proposés jusque-là (basés sur l’inspiration ou le coaching à base de techniques psychologiques) avaient échoué. Depuis, le coaching tente de rebondir avec les neurosciences et notamment la neuroplasticité du cerveau.


NEUROSCIENCES ET MÉDITATION

Les techniques de méditation peuvent jouer un rôle dans ce développement du leadership et depuis quelques années offrent une approche facilement intégrable au monde de l’entreprise.

Il existe à l’heure actuelle plus de 400 méthodes différentes qui sont connues comme des formes de méditation, développement personnel ou thérapies. Il est incorrect de croire que toutes les méthodes de méditation se valent. Les procédures de chaque méthode diffèrent et ce de façon importante. Certains systèmes demandent une approche philosophique ou religieuse ou bien encore une croyance. Certaines procédures font appel à des mécanismes de contrôle de l’esprit, de concentration, ou bien de contemplation. Elles peuvent utiliser la raison, le sentiment, la visualisation, la conscience du corps, etc. (cf. vidéo Fred Travis)

Il est important de se tourner vers les recherches scientifiques pour mieux apprécier l’impact de chaque méthode proposée.

Depuis peu, deux approches à base de techniques de méditation sont proposées : d’un côté le mariage de la méditation de pleine conscience et de l’intelligence émotionnelle (cf. Daniel Goleman), attelage qui doit encore faire ses preuves et de l’autre la méditation transcendantale, la seule technique ayant fait l’objet de recherches. Sa pratique développe le leadership et l’intelligence émotionnelle comme l’ont montré deux études conduites peu avant l’an 2000.


L’AYURVÉDA

L’après-midi a été réservée à la découverte de l’Ayurvéda.

L’Ayurvéda est un système de santé reconnu comme médecine officielle par l’OMS, qui propose un corpus important de stratégies visant la prévention des déséquilibres.

En effet, l’Ayurvéda est un art de vivre qui offre des stratégies pour éliminer le stress à tous les niveaux : psychologique, physiologique, comportemental et organisationnel. Point fondamental, les principes de cette ancienne sagesse s’adaptent parfaitement à notre monde professionnel.

Tout comme il existe différentes méthodes de méditation qui apportent des résultats différents, il existe différentes approches de l’Ayurveda. Plus particulièrement l’Ayurvéda Maharishi intègre le domaine du développement de la conscience comme un nouveau paradigme qui permet une approche holistique (cf. recherches scientifiques).

Ce thème a été investigué par un questionnaire personnel sur les différents types psychophysiologiques et l’interaction entre stagiaires a permis de mieux cerner les situations professionnelles et personnelles qui s’y relient.
La pratique du pouls ayurvédique de façon intuitive a permis d’expérimenter en situation la capacité du cerveau à rectifier les déséquilibres engendrés par le stress de la vie quotidienne.

Enfin, un temps a été donné à l’étude d’un texte tiré des Oupanishads, qui décrivait l’importance de parler avec bienveillance et douceur.  Les participants ont retrouvé dans cette sagesse védique plurimillénaire, ce que QVT et prévention des RPS reprennent dans leur approche managériale : savoir allier bien-être et efficacité au travail.

Gestion du temps

En fin de journée, nous avons évoqué la routine du leader, une approche de la gestion du temps basée sur les neurosciences et l’Ayurvéda.
Quelques éléments : le bon leader se couche tôt et se lève tôt. Il finit son travail avant le déjeuner et consacre son après-midi à communiquer avec son personnel. Il quitte son bureau avant 18 heures pour se consacrer à sa vie de famille. Cette routine est à contre-courant de ce que l’on observe généralement dans le monde de l’entreprise.


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QUELQUES TÉMOIGNAGES

David P. (Consultant Banque) : c’est un rappel à tout leader qu’il faut prendre soin de soi, pour mettre en œuvre un véritable changement de vie.

Chantal L. (Directrice TPE Paris) : cela m’a fait comprendre l’importance d’une bonne hygiène cérébrale à tout âge. Je vais parler de cette formation autour de moi.

Sylvain R. (Coach) : c’était passionnant ! J’ai beaucoup apprécié la richesse de l’information et les interactions/rencontres avec les différentes personnes. Je vais contacter mon école de coaching pour faire valoir ce type de formation.

Michel H. (Directeur de Self Compétence, organisme de formation, Luxembourg) : je suis très intéressé pour inclure ce type de formation dans mon catalogue.

Paul N. (Directeur de Succeszonderstress, organisme de formation, Belgique) : l’approche décrite par les neurosciences était très pointue. Je suis très intéressé par un partenariat avec LODL.

Delphine R. (Responsable services généraux, grand groupe): encore merci pour cette formation, c’était passionnant ! Je vais donner suite en investiguant les méthodes de méditation.

Gaëtane H (Dr en Pharmacie) : Ce fut un vrai bonheur d’apprendre et de partager autant de connaissances sur le leadership et l’Ayurveda !

Lina L. (Praticienne en Ayurveda) : Je veux approfondir ces savoirs pour les faire connaître en entreprise.

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POUR ALLER PLUS LOIN

Articles de Jo Cohen pour Forbes Magazine

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