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La santé du cerveau (2/2)

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C’est en s’appuyant sur les neurosciences et aussi les connaissances ancestrales de l’Ayurvéda, que cet article propose des conseils pour promouvoir de façon théorique et pratique, une bonne santé du cerveau. Partie précédente de l’article (1/2)

Carence en vitamines B12 et D

Le manque de vitamine B12 est un facteur déterminant dans la perte progressive des facultés intellectuelles. Ce problème concerne souvent les adeptes des régimes végétarien et surtout végan (mais pas seulement). Sur les carences éventuelles de ces régimes, beaucoup de choses sont dites. Sauf qu’en mangeant de manière suffisamment diversifiée et en faisant les bonnes associations d’aliments, tous les nutriments nécessaires à une bonne santé peuvent être absorbés en quantité suffisante par l’organisme.

Tous, à une exception près, celle de la vitamine B12, pour les végans, car cette vitamine n’est disponible pour l’homme, qu’à partir de produits d’origine animale : particulièrement, la viande, les poissons, les laitages et les œufs ; les végétaux n’en contiennent pas ou très peu. Pour les végétariens, la seule source fiable sera donc les laitages, mais on peut également en trouver (et ceci sera particulièrement utile aux végans) sous forme de compléments vitaminiques ou de produits enrichis en B12 tels que la levure alimentaire, certains laits végétaux, des desserts au soja, etc.

Cependant, ces conseils sont aussi applicables aux personnes de plus de 50 ans et à celles ayant un faible taux de vitamine B12, ce qui est assez fréquent dans la population, indépendamment du régime alimentaire1.

Or, la moindre carence en cette vitamine n’est pas à prendre à la légère. Elle est essentielle pour de nombreuses fonctions biologiques, notamment la formation de la gaine de myéline qui isole et protège les terminaisons nerveuses et aide les nerfs à communiquer entre eux de manière efficace. Sans cette vitamine, la myéline risque de se briser et provoquer des symptômes proches de la sclérose en plaques, la dépression ou la démence. Sa carence altère la mémoire, favorisant la confusion mentale, l’apathie et les sautes d’humeur.

Une autre étude récente publiée par le magazine Neurology révèle que la vitamine B12 protège aussi contre le rapetissement du cerveau avec l’âge2.

Qu’en conclure ?
Que vous soyez ou non végétarien ou végan, il est vivement conseillé de tester votre taux de vitamine B12 et de vérifier qu’il est bien supérieur à la moyenne de la population, cette dernière étant souvent affectée par une carence en cette vitamine.

Quel est le besoin quotidien ? Un apport de 500 microgrammes en vitamine B12 serait approprié, l’idéal étant d’opter pour un complément apportant aussi de la vitamine B6 et de l’acide folique. Ces derniers favorisent une meilleure assimilation de la vitamine B12, réputée difficile à digérer. Les compléments sous forme sublinguale présentent l’avantage d’être directement assimilables par le sang. Plusieurs médecins pratiquant l’Ayurvéda conseillent de prendre ces compléments, que l’on soit ou non végétarien ou végan. Leur effet est généralement immédiat sur la mémoire à court terme, l’humeur et l’habileté de la parole. Rappelons que la vitamine B12 intervient aussi au niveau des villosités intestinales – notre deuxième cerveau – dans la production de sérotonine, la « molécule du bien-être ».

La vitamine D, quant à elle, joue un rôle important dans le maintien d’une bonne santé mentale. Il a été montré qu’une carence de cette vitamine pouvait entrainer, dans ce domaine, le développement de maladies graves comme Alzheimer, la schizophrénie et un déficit cognitif. Cette vitamine stimule le niveau des neurotransmetteurs et autres messagers chimiques du cerveau.

La présence de vitamine D est également fondamentale pour le bon état du squelette et de la masse musculaire. Elle peut prévenir ou ralentir la croissance de certains cancers, elle réduit les risques de problèmes cardio-vasculaires, de diabète et d’hypertension. Chez l’homme, la vitamine D provient soit d’une synthèse directe à partir de certains lipides dans l’organisme via l’exposition aux UV (exposition au soleil), soit d’apports alimentaires (poisson, huiles de poisson, laitages, oeufs). On la trouve également sous forme de compléments alimentaires (concentré d’huile de foie de poisson, lanoline, levure exposée aux UV).

Carence en oméga-3 et 6

Le terme « oméga » désigne des acides gras insaturés dont notre corps a besoin ; ceux-ci sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme et, en particulier, du système cardiovasculaire, de la vision, et du cerveau (les oméga-3). Il existe trois types d’omégas : les 3, 6 et 9.

La famille des oméga-3 est constituée de l’acide alpha-linoléique (ALA) et des acides eïcosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA). L’ALA est le plus basique et important des trois oméga-3 : il est très utile à notre organisme, mais celui-ci est incapable de le fabriquer !

On se le procure essentiellement dans des produits d’origine végétale, tels l’huile de colza, les noix et l’huile de noix, les graines de lin, l’huile de lin, l’huile de soja, etc. Ensuite, à partir de l’ALA, le corps synthétise les deux autres oméga-3. Cependant, le taux de transformation de l’ALA en EPA et DHA est faible, voire très faible (tous les chercheurs ne sont pas complètement d’accord sur ce point). Un apport extérieur est souvent nécessaire, et on trouve l’EPA et le DHA en quantité dans les poissons gras (la sardine, le saumon, le thon), la viande, les œufs et les laitages. Pour fournir au corps la dose nécessaire, il est recommandé de manger du poisson deux ou trois fois par semaine ou, pour les végétariens, de prendre des extraits d’oméga-3 ou de consommer certains légumes verts, comme la mâche, la laitue, le chou, les épinards ainsi que des laitages.

Les oméga-3 jouent un rôle fondamental dans la santé du cerveau. Ce sont les composants essentiels des membranes cellulaires. Ils peuvent prendre en charge la transmission de la sérotonine qui est un neurotransmetteur ayant pour effet d’apaiser et de calmer. Ils sont aussi connus pour favoriser la stabilité de l’humeur, la lutte contre le stress, l’équilibre de la glycémie, le contrôle du poids ainsi que la longévité. Alors que le stress accroît la production d’hormones surrénales (dont le cortisol, l’adrénaline et la noradrénaline), accélérant le vieillissement, les oméga-3 inhibent la stimulation excessive des glandes surrénales et, par là-même, la production d’hormones du stress.

Concernant les gélules d’oméga-3 disponibles en pharmacie, sur Internet ou dans les commerces spécialisés, il convient d’être vigilant car la plupart des fabricants l’extraient de sources marines (le saumon, notamment) polluées aux métaux lourds. L’exposition au plomb, au mercure ou à l’aluminium est très dommageable au cerveau. Il convient donc d’opter pour des sources exemptes de cette grave pollution3.

L’oméga-6 est le nom que l’on donne à l’acide linoléique (AL) qui est également un acide gras insaturé essentiel comme l’oméga-3 (il intervient dans les systèmes immunitaire et reproductif, contrôle le cholestérol, etc.). Non synthétisé par l’organisme, il doit être fourni par l’alimentation : huile de tournesol, de pépins de raisin, de maïs, de colza, de noix, d’olive, etc., pour les végétariens. On le trouve aussi en abondance dans les viandes, poissons et œufs qui sont, de nos jours, surconsommés, ce qui entraîne souvent un excès d’oméga-6 chez un grand nombre de personnes et de sérieux problèmes de santé. Il est également considéré que la prise d’une quantité trop grande d’oméga-6 inhibe la synthèse de certains oméga-3 par l’organisme (la transformation de l’ALA en EPA et DHA). Le bon ratio, recommandé, concernant ces acides gras devrait, idéalement, être de 4 pour 1 (4 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3).

Les oméga-9 sont une famille d’acides gras mono-insaturés comprenant plusieurs acides dont le principal est l’acide oléique. Ils ne sont pas « essentiels » (contrairement aux 3 et 6), ce qui signifie que le corps peut les synthétiser à partir d’autres acides gras insaturés. On les trouve dans l’huile d’olive, les noix, noisettes et amandes, l’avocat, les arachides, etc. Les oméga-9 ont des effets bénéfiques reconnus sur les maladies cardio-vasculaires par leur action sur le cholestérol, et également sur les risques d’hypertension et certains diabètes. Ils ont aussi un pouvoir antioxydant important.

Protection du cerveau contre les chocs

Le bon sens est de protéger le cerveau pendant les activités physiques sportives ou professionnelles à risques. Les fédérations de sports se plaignent de millions de commotions cérébrales par an dans le monde4, en particulier dans certaines disciplines potentiellement dangereuses telles que : le football américain, le hockey sur glace, le rugby, le basket, les sports mécaniques, les sports de combat, le football, les sports de glisse, le catch, etc., la liste est loin d’être exhaustive.

Le nombre de cas est croissant d’année en année, suivant naturellement le développement et l’engouement du public pour les sports, l’augmentation des prises de risques des pratiquants et l’introduction régulière de nouvelles activités souvent non dénuées de dangers. De plus, il est évident que les risques de traumatisme crânien et de commotion ne sont pas l’apanage des seuls sports ou activités professionnelles « dangereuses », ceux-ci peuvent aussi survenir dans de nombreuses autres circonstances de la vie telles que les accidents de la circulation, les chutes, les agressions, etc.

Les troubles causés par une commotion cérébrale s’estompent, en général, dans les minutes ou les heures suivant le choc (dans les cas sans gravité), elle ne fait donc pas appel à la chirurgie, et est peu neurologique d’où une certaine anosognosie à son égard (ou incapacité pour la victime à se rendre compte de son état). Dans le cas de troubles persistants (au-delà de quelques heures) ou pire, de l’apparition de nouveaux troubles, il est impératif de consulter un médecin.

Effets des ondes électromagnétiques (OEM)

Ces ondes sont présentes autour de nous depuis déjà plus d’un siècle. Leur dangerosité était, jusqu’à il y a quelques années, négligeable car leur intensité était plutôt faible et diminuait rapidement dès qu’on s’éloignait un petit peu de leur source – quelques mètres souvent suffisaient. Mais, le développement, notamment depuis une vingtaine d’années, de nouveaux équipements plus invasifs, en particulier, les téléphones portables, dont chaque nouvelle génération est plus puissante que la précédente, a maintenant radicalement et sérieusement aggravé les choses, ce à quoi s’ajoute aussi l’utilisation de plus en plus fréquente d’autres technologiques à risques comme le wifi « longue portée » et la prolifération, dans notre environnement proche, de toutes sortes d’objets « connectés » y compris même des jouets ! Bref, nous sommes, aujourd’hui, littéralement inondés de tous côtés par des OEM de plus en plus pénétrantes, intenses et dangereuses pour le bon fonctionnement du cerveau !

Des sites spécialisés, des associations vous donneront des conseils plus poussés. Il convient à chacun de choisir ce qui lui correspond le mieux. Toutefois, les personnes pratiquant une technique de méditation seront plus attentives à ces conseils car le champ électromagnétique du cerveau est plus sensible à ses fluctuations.

Les téléphones portables, devenus, depuis quelques années, indispensables à notre confort, sont utilisés fréquemment par le grand public, et ce, à une distance très faible du cerveau, il est donc légitime de se demander s’ils ne risquent pas de poser de sérieux problèmes sanitaires. De même avec les antennes-relais, installées dans les zones urbanisées, et nécessaires au bon fonctionnement de ces matériels ; certaines personnes vivant à proximité s’en plaignent parfois, elles sont décrites comme « électro-hypersensibles ».

Plusieurs études indépendantes accusent ces ondes électromagnétiques de perturber le fonctionnement du cerveau (car elles franchissent la barrière sang-cerveau) et d’engendrer des tumeurs. Une étude effectuée en France en 2014 par la Dre G. Coureau de l’université de Bordeaux conclut qu’un usage intensif du téléphone portable – plus d’une demie heure par jour, sur une période de plusieurs années, engendre un fort risque de développer certaines tumeurs cérébrales par rapport aux personnes utilisant leur téléphone de manière irrégulière. Une autre étude, américaine, de 2018, réalisée par des scientifiques des Instituts nationaux de la santé (NIH), montre les effets néfastes des radiofréquences des portables sur le cerveau des rats, une recherche similaire de l’Institut Ramazzini, en Italie arrive également aux mêmes conclusions.

Malgré tout, et curieusement, il existe aujourd’hui encore une certaine controverse, dans les milieux scientifiques, sur les effets réels de ces appareils sur l’activité du cerveau… Cependant, force est de constater que les tumeurs cérébrales sont en constante augmentation dans le monde depuis deux décennies.

Dans le domaine des OEM, le classement des différents appareils disponibles sur le marché, par ordre de puissance décroissante, est : le smartphone, le téléphone sans fil (DECT), le wifi et les objets connectés.

Voici quelques conseils de base pour se protéger des dangers OEM.

  • utiliser des oreillettes5,
  • choisir un appareil à faible émission d’OEM6.
  • ne pas garder son téléphone proche la nuit.
  • faire attention aussi aux claviers des ordinateurs portables et préférer un clavier externe7.

Attention aux polluants chimiques

L’oxydation des cellules par l’action des radicaux libres, est le premier responsable de la dégénérescence du cerveau et l’apport insuffisant de nutriments essentiels en est un autre.
Il existe un troisième facteur de dégénérescence, c’est l’action de certains polluants, gaz et métaux lourds, qui attaquent l’intégrité des cellules nerveuses. Et il y en a partout, même dans les produits d’entretien et de jardinage8 ! Il faut donc favoriser les produits d’origine biologique.

Le cerveau est doté d’une protection spéciale contre les éléments indésirables ou nocifs, la barrière hémato-encéphalique, qui agit tel un véritable château fort pour protéger l’intégrité du cerveau. Elle rend le passage très difficile aux agents infectieux, aux éléments nocifs et même à tous types de nutriments. Seuls les nutriments indispensables réussissent à passer cette frontière en utilisant comme transporteurs des protéines spécialisées. Cependant, cette barrière est soumise à rude épreuve par l’action des polluants et des radicaux libres.

Les éléments extérieurs dangereux pour le cerveau sont : la pollution de l’air, de l’eau et des aliments par certaines toxines, particulièrement les métaux lourds que l’on retrouve de plus en plus présents dans notre environnement. A de nombreuses reprises, il a été démontré que l’exposition des très jeunes enfants à certains polluants atmosphériques entrainait plus tard une baisse significative de leur QI (et le phénomène est irréversible) ; le même type d’exposition, mais d’enfants plus âgés, affecte aussi leur développement cognitif.

Et ce n’est pas tout (entre autres) : aux États-Unis, une étude, réalisée dans la région de Boston sur des séniors, montre une baisse des performances cognitives chez les plus exposés aux particules fines émises par les gaz d’échappement des voitures. Une autre étude, suédoise, note également que les riverains des zones d’intense trafic routier ont 40% de risques supplémentaires de déclarer une démence de type Alzheimer. Selon toute hypothèse, la pollution pourrait provoquer une réaction inflammatoire de certaines parties du cerveau. Des chercheurs ont, en effet, trouvé des traces d’inflammation sur l’hippocampe de souris soumises à un air pollué qui présentaient, par ailleurs, des troubles de la mémoire et des signes anxiodépressifs. Les particules fines pourraient aussi accélérer le vieillissement du cerveau en réduisant sa substance blanche. Autre nouvelle inquiétante : une vaste étude vient de révéler que la pollution de l’air est responsable d’environ 10% des AVC dans les pays développés et de 33% des AVC dans les pays pauvres.

Cependant, quelques mesures simples peuvent être appliquées pour nettoyer et protéger au moins son habitat de tous ces polluants. Selon une étude réalisée par la Nasa (Etats-Unis) en 1989, certaines plantes sont très efficaces dans la dépollution de l’environnement9.

La gestion du stress

La gestion du stress est une composante indispensable au maintien d’un cerveau en bon état de fonctionnement, particulièrement en ces temps où la mondialisation et la numérisation de l’économie rendent le travail de plus en plus épuisant mentalement. Toutes les études, et notre expérience personnelle, confirment qu’un esprit calme favorise l’attention, la mémorisation des connaissances et la capacité à résoudre des problèmes.

Il vaut mieux prévenir que guérir ! Gérer le stress avant qu’il ne devienne un problème grave est vital pour tous ceux qui veulent éviter d’endommager ou de détruire les cellules de leur cerveau. C’est pourquoi la pratique régulière d’une technique de méditation est vivement recommandée par l’Ayurvéda, plus particulièrement par son approche mentale la Méditation Transcendantale en raison de sa grande efficacité.

L’expérience de la transcendance qu’elle procure améliore la cohérence cérébrale entre les hémisphères du cerveau, développe l’intégration et la relation corps-esprit, et élargi notre mode de fonctionnement, en général. Elle diminue le stress engendré par la surcharge de travail, développe intelligence émotionnelle, leadership et rend les relations au travail beaucoup plus efficaces et satisfaisantes.

L’armée américaine face au stress post traumatique des vétérans a testé toutes sortes de méditations pour leur permettre une réhabilitation dans la vie sociale. La technique de MT s’est avérée extrêmement efficace comparée aux autres méthodes comme l’ont montré les meta-analyses.

Outre la MT et son approche mentale, l’Ayurvéda propose un certain nombre de stratégies efficaces pour éliminer les toxines accumulées suite aux situations de stress, comme le Panchakarma. Cette cure de détox et remise en forme  correspond à l’élimination d’une grande quantité de stress et donc à un renforcement de notre système nerveux et de notre santé en général. Lors du symposium sur l’Ayurvéda 2018 à Paris, Dominique Touillet directeur du CRFM en a fait une présentation détaillée.

Découverte du système lymphatique du cerveau

Le système lymphatique a de nombreuses fonctions dont les principales sont la circulation des cellules immunitaires dans tout le corps, l’activation de la réponse immunitaire lors d’une infection, et l’élimination des déchets issus du fonctionnement normal des organes.

En 2015, des chercheurs de l’université de Virginie (Etats-Unis), ont découvert l’existence du système lymphatique du cerveau chez les souris (alors qu’auparavant les scientifiques se disaient convaincus qu’il n’existait aucun lien anatomique direct entre le cerveau et le système immunitaire).

Une autre étude effectuée par des chercheurs du NIH (Etats-Unis) en 2017 a réussi à étendre cette découverte à l’être humain ; en outre, des autopsies faites depuis sur des cerveaux de primates ont confirmé les résultats observés chez les humains, suggérant ainsi que le système lymphatique cérébral est bien finalement une caractéristique commune à tous les mammifères. Ce système a été appelé le système glymphatique cérébral.

Cette découverte permet de comprendre pourquoi la nasya10 agit efficacement pour stimuler son bon fonctionnement. De plus, il a été montré, qu’en favorisant la circulation de la lymphe, la nasya permet de lutter efficacement contre certains problèmes neurologiques ou mentaux tels que la dépression, l’angoisse, la maladie de Parkinson, et de se débarrasser de la migraine et des maux de tête, de la sinusite, etc.

Les plantes et préparations ayurvédiques

L’Ayurvéda recommande l’usage de plantes et de préparations spéciales aux propriétés anti-oxydantes afin de protéger le fonctionnement optimal du cerveau. C’est le cas du chyawanprash et, surtout, de l’Amrit Kalash Maharishi qui est reconnu à ce jour comme le plus puissant antioxydant à large spectre du marché. Le Dr Anh-Kiêt Mé Mougamadou en a fait une présentation lors du Symposium sur l’Ayurvéda 2018 à Paris.

Des recherches conduites aux Etats-Unis, à l’Université de l’Ohio, par le Dr Hari Sharma ont montré que cette préparation était mille fois plus puissante en tant que piège à radicaux libres que les vitamines C ou E. Elle aide aussi à éliminer les effets secondaires de la chimiothérapie et empêche l’agrégation plaquettaire à l’origine de l’infarctus du myocarde.

Concernant le cerveau, d’autres préparations ont également un effet bénéfique, comme l’ashwagandha qui élimine les toxines produites par les neurones et le brahmi qui stimule l’activité cérébrale sans effets secondaires11 et la mémoire.

Parmi les plantes dont les effets sont très positifs sur le système cérébral nous avons : le ginkgo biloba (pour les capacités cognitives et la mémoire), le thé vert (protection des neurones, prévention d’Alzheimer) et la rhodiala roséa (mémoire, attention, lutte contre le stress). Egalement : le ginseng, la sauge officinale et le bacopa qui ont tous des effets sur la mémoire, les fonctions cognitives et l’attention, le millepertuis (dépression), et le curcuma (anti-oxydation, prévention d’Alzheimer). Aussi, le kudzu et la petite pervenche (lutte contre l’insuffisance circulatoire cérébrale, les pertes d’équilibre et autres vertiges), le basilic sacré (régulation de la tension nerveuse et des glandes surrénales sous l’effet du stress), la griffonia (stimulation de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine et la mélatonine, qui contribuent à une meilleure santé cérébrale), l’éleuthérocoque.

Et enfin, les huiles : plusieurs huiles végétales contiennent des acides gras indispensables au cerveau ; outre celles déjà citées auparavant, rajoutons les huiles d’onagre et de bourrache qui sont connues pour ralentir le vieillissement tissulaire au niveau de la peau, des artères ou des yeux, mais trouvent aussi leur application dans le cerveau ; l’huile de germe de blé, riche en vitamine E et protectrice des membranes cellulaires, et, l’huile de coprah (dite, de coco) qui contient une grande proportion d’acide laurique, principal composant du lait maternel, des acides aminés, des antioxydants, du potassium et du phosphore. Selon certains chercheurs, l’huile de coco joue un rôle bénéfique dans la prévention et le traitement des troubles cérébraux, des maladies neurodégénératives et celles d’origine inflammatoire.

Conclusion

Beaucoup pourrait encore être écrit sur ce sujet si sensible de la santé du cerveau qui touche tous les domaines de la vie. Cet article n’est qu’une ébauche et notre époque si agitée en écrira de nouveaux chapîtres.

Mais il convient de laisser la conclusion à la sagesse pluri-millénaire de l’Ayurvéda  qui considère que pour être saine une personne doit atteindre l’éveil spirituel de la conscience d’unité. Et que c’est facilement atteignable par tous, de façon individuelle et collective.

Contributeurs Jo Cohen, Alain Daspre, Yves Pace.

 

  1. Selon le Dr Nancy Lonsdorf (Etats-Unis), spécialiste en Ayurvéda, « la carence en vitamines B12 ne se limite pas aux seules personnes âgées et aux végétariens ». Une récente étude sur la population de la ville de Framingham dans le Massachussetts (Etats-Unis) estime que près de 40% des Américains ont de faibles niveaux en vitamine B12
  2. L’étude a consisté à mesurer au scanner et à l’IRM le cerveau de 107 personnes âgées de 61 à 87 ans pendant cinq ans. Résultat : les personnes qui avaient des niveaux plus élevés en vitamine B12 étaient les moins susceptibles de rétrécissement de leur cerveau
  3. Choisir, par exemple, les oméga-3 de qualité EPAX, qui est un procédé d’extraction garantissant une grande pureté de l’huile de poisson, sans métaux lourds, ni polluants et OGM
  4. rien qu’en Europe, le chiffre d’1 million est évoqué
  5. le kit « mains-libres » permet une distance plus grande, et l’effet correspond à une distance au carré
  6. Un indice mesurant le niveau de radio-fréquences émises par un téléphone portable a été élaboré, il s’agit du débit d’absorption spécifique ou DAS (aussi connu sous sa dénomination anglaise SAR pour Specific Absorption Rate). Cet indice donne le niveau maximal d’ondes radio auquel l’utilisateur du téléphone peut être exposé. Aux Etats-Unis, la réglementation impose aux fabricants de téléphonie un DAS inférieur à 1,6 watt par kilogramme (w/kg) pour 10 g de tissu humain. Dans l’Union européenne, la limite du DAS est de 2 w/kg, pour 10 g de tissu humain. (De nos jours, à quelques exceptions près, la majorité des téléphones portables a un DAS inférieur à 1 w/kg pour 10 g de tissu humain)
  7. Selon l’Ayurvéda, les terminaisons nerveuses des doigts sont très nombreuses et sensibles. Elles renvoient tous les signaux au cerveau. Taper sur n’importe quel clavier c’est comme se tremper dans une soupe électromagnétique et envoyer ces signaux au cerveau. Les fabricants d’ordinateurs ont réduit la portée du CEM (champ électro magnétique) sur les ordinateurs portables
  8. Selon certains scientifiques, il y a aujourd’hui 300 fois plus de polluants industriels chimiques produits dans le monde que dans les années 1970 !
  9. en particulier, le chrysanthème horticole et la fleur de lune (originaire d’Amérique du Sud). Le bon ratio est d’avoir une plante tous les 10 m2
  10. traitement du Panchakarma qui nettoie par les sinus les canaux lymphatiques en liaison avec le cerveau avec le MAV MP16, une synergie d’huiles
  11. et ce n’est pas une drogue !

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